La philosophie d’après le cinéma : Une lecture de La projection du monde de Stanley Cavell PDF

Cinéma, Philosophie, Bergman: Sur le cinéma comme philosophie.


ISBN: 2753532958.

Nom des pages: 280.

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L’influence de Stanley Cavell sur plusieurs réalisateurs contemporains (Jacques Audiard, Emmanuel Bourdieu, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Arnaud Desplechin, Terrence Malick, Claire Simon, notamment) est connue. On connaît moins cependant l’importance de Stanley Cavell pour la pensée anglo-saxonne du cinéma et l’on ignore en général que son chef-d’oeuvre, La projection du monde (1971), est une référence incontournable de la très dynamique philosophie d’après le cinéma telle qu’elle est pratiquée dans des oeuvres récentes comme On Film (2002, 2008) de Stephen Mulhall, Film as Philosophy : Essays on Cinema after Wittgenstein after Cavell (2005) de Rupert Read et Jerry Goodenough ou encore New Philosophies of Film : Thinking Images (2011) de Robert Sinnerbrink. Partant de la conviction qu’on ne peut pas vraiment comprendre les oeuvres ultérieures de Cavell sur le cinéma sans avoir bien compris La projection du monde, et du constat que cette oeuvre n’a pas encore reçu en France l’accueil qu’elle mérite, ce livre fait le pari que la pensée cinématographique de Stanley Cavell est à notre portée si l’on fait l’effort de la lire lentement et patiemment. Il propose donc une lecture détaillée de La projection du monde éclairée par ses sources wittgensteiniennes et par l’ensemble de l’oeuvre philosophique de Cavell.

Et alors que dans l’ancien institut de Kittler à l’université Humboldt de Berlin il y a apparemment une formidable collection d’ordinateurs anciens, cette approche du sous-sol n’est manifestement pas tout à fait ce que les philosophes allemands des médias sont, qui veulent penser en cinq cent ou deux mille ans. les délais, plutôt que sur la beauté obsolète d’un Commodore 64, ou la valeur d’un circuit imprimé Apple 1 vendu sur eBay. Ce qui rendait l’hystérie si fascinante était la temporalité de la conversion hystérique, que Freud expliquait en termes de réminiscences: les hystériques souffraient de réminiscences d’événements traumatiques réprimés. L’intrépidité avec laquelle elle l’accompagne dans ses aventures et le mépris de sa réputation au lycée révèlent en elle un puissant désir.

Au fur et à mesure que la pièce se déroule, le contrôle des événements par les imposteurs se révèle également illusoire. Pourquoi? Il me semble qu’ils représentent quelque chose d’autre: de grandes formulations métaphoriques interdépendantes de deux grands artistes, dont les deux ont leurs côtés flagrants déraisonnables, comme le font la plupart des grands artistes. Cavell prend Emerson pour offrir une telle possibilité parce qu’il incarne un art particulier de l’exemplarité, qu’il prend pour être un modèle de générosité pédagogique (en donnant l’exemple, en parlant de la vie) Cavell est désireux de réfléchir (et d’inviter) dans ses propres écrits. À travers les fenêtres du manoir, Harry espionne plusieurs des actrices les plus célèbres d’Hollywood, et il lui faut du temps avant de se rendre compte qu’elles sont en fait des prostituées déguisées en stars de cinéma. « Et toi, sport? » Appelle l’une des filles à Harry alors qu’il réalise son erreur. « Vous cherchez un petit film magique? » (246).